Ras-le-bol à la DGFiP : jusqu’à quand va-t-on tirer sur la corde ?

On nous ressort la même soupe, année après année, et l’indigestion est totale. Le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 vient d’être adopté, et la sentence est sans appel : encore 550 collègues en moins. On nous parle de « trajectoire », nous on voit surtout une chute libre.

Depuis 2008, c’est l’hécatombe. On a perdu plus d’un quart de nos effectifs. Plus de 30 000 postes supprimés ! Regardez autour de vous dans les bureaux : les chaises vides racontent l’histoire d’une administration qu’on saigne à blanc alors qu’on est les premiers à alimenter les caisses de l’État. Cherchez l’erreur.

Le gouvernement s’essuie les pieds sur ses promesses. Rappelez-vous les grands discours de 2023 : « On va renforcer la lute contre la fraude avec 1 500 renforts d’ici 2027 ! » La réalité ? On est à peine à 920 annoncés pour 2026, et encore… on parle de redéploiements.

En gros, on déshabille Pierre pour habiller Paul. On prend un agent au recouvrement ou à l’accueil pour le metre au contrôle, et on appelle ça un « renfort ». C’est un jeu de bonneteau qui ne trompe personne, surtout pas ceux qui restent et qui doivent éponger la charge de travail des postes supprimés à côté.

Maintenant, la mode est à l’Intelligence Artificielle. On nous vend l’algorithme miracle qui va tout régler. Alors oui, l’outil numérique, c’est bien, mais un ordi n’a jamais remplacé le flair d’un vérificateur, l’expertise d’un agent de terrain ou le contact humain. Opposer la technologie aux effectifs, c’est une voie sans issue. On veut des bras et des cerveaux, pas juste des serveurs informatiques.

En 2024, ce sont 11,4 milliards d’euros qui ont été collectés ! Un record. Et on a fait ça avec 2 000 agents de contrôle en moins par rapport à 2015 ! C’est une performance héroïque, mais à quel prix ? L’épuisement professionnel gagne du terrain, les collectifs de travail éclatent et le service public se dégrade.

La CFTC DGFiP dit STOP :

  • arrêt immédiat de la saignée : zéro suppression d’emploi, point barre ;
  • des vraies créations de postes, pas des transferts de bureaux ;
  • des moyens à la hauteur des enjeux ;
  • du respect et de la reconnaissance pour ceux qui tiennent encore la baraque.

On en a marre du « faire plus avec toujours moins ». La DGFiP n’est pas une variable d’ajustement budgétaire, c’est le poumon financier de la France. Toucher à nos effectifs, c’est fragiliser toute la société.

On ne lâchera rien. Pour nos conditions de travail, pour un service public digne de ce nom : rejoignez nous !