La DGFIP aurait-elle communiqué sur cette attaque intervenue en juin si le pirate ne l’avait pas revendiquée ce 12 aôut ? Personne ne peut le dire. La DGFIP avait-elle seulement connaissance de cette attaque ? Nul ne peut l’affirmer.
Pourtant les faits sont là. Les données de près de 680 000 comptes fiscaux ( particuliers et professionnels) ont été consultées et extraites et se retrouvent en vente sur internet. Après l’accès détourné aux données bancaires via Ficoba, diverses attaques sur les données foncières de millions de propriétaires, c’est le système d’information principal de la DGFIP qui est fracturé.
La DGFIP signifiera aux contribuables concernés les impacts et les risques qu’ils encourent, ainsi que les précautions à prendre ; mais pour l’ensemble des usagers particuliers et professionnels, c’est bien le risque de la perte de confiance massive envers la DGFIP qui se profile. En en pareil cas, encore et toujours, les agents de la DGFIP, toujours moins nombreux, seront en première ligne pour les rassurer.
Pour la CFTC DGFIP qui le réaffirme ici, le progrès passe sans doute par la numérisation des données et de ce fait par la création de « lacs de données » dont la DGFIP sait s’enorgueillir. Néanmoins, force est de constater que les moyens mis en œuvre pour sécuriser ces « trésors » ne semblent pas à la hauteur des enjeux, et que les réponses systématiquement rassurantes faites aux représentants du personnel, toujours en réaction après des incidents, ne font que cacher la misère et ne rassurent en fait pas grand monde.