Cette question se pose clairement suite aux réunions des deux instances de notre Direction que sont le CSAR et la FS de la fin de semaine dernière. D’un côté des agents et leurs représentants maintenus dans l’ignorance de ce qui est présenté comme une « adaptation du réseau » mais qui complète et amplifie le NRP, des agents qui continuent à décrire leur mal-être et leur désarroi dans l’observatoire interne ou malheureusement le traduisent par des actes dramatiques. De l’autre côté une administration cynique qui explique que le mécontentement relatif au rythme des réformes étant en recul ( 56 % en 2022-2023 contre 36 % en 2026), il est temps de reprendre les restructurations par une « adaptation » qui conduira à la fermeture de 330 services d’ici 2030. Alors bien sûr, on créera des centres d’appel, des plateformes, de nouveaux France Services, et les buralistes sont là ! Alors la question se pose : un agent DGFIP, qu’on met sur le même plan qu’un buraliste et qu’on déplace comme un pion sur l’échiquier des économies à réaliser, existe-t-il vraiment en tant qu’être humain ? Le plan de prévention des actes suicidaires, qui refuse de s’attaquer aux causes primaires mais dont on se plait à démontrer son déploiement pour pallier les conséquences ou au mieux déceler des fragilités, en dit long sur la volonté réelle de considérer l’agent Humain en tant que tel. Les pions, eux, ne se plaignent pas de la brutalité.