Campagne IR 2026 : agents sous pression dans une France sous tension

Inflation qui rogne les budgets, prix de l’énergie et de l’alimentation en hausse, contexte international instable…

Dans ce climat anxiogène, la campagne déclarative de l’impôt sur le revenu 2026 s’ouvre.

Et en première ligne, une fois de plus : les agents de la DGFiP.

Présents, engagés, professionnels.

Mais soumis à une pression croissante.

Car derrière le bon déroulement apparent de la campagne, une autre réalité se dessine : celle d’agents qui tiennent… mais à bout de souffle.

Une campagne sous tension… dans un contexte inédit

Accueil physique, téléphone, messagerie, gestion des dossiers complexes…

Pendant la campagne IR, la charge de travail explose.

Mais aujourd’hui, cette campagne ne ressemble pas aux autres.

Elle s’inscrit dans un contexte global particulièrement anxiogène :

guerres aux portes de l’Europe, instabilité internationale, inflation persistante, explosion des prix de l’énergie, de l’alimentation, du logement…

Les usagers arrivent dans les services avec leurs inquiétudes, parfois leur colère, souvent leur incompréhension.

Et face à cela, les agents sont en première ligne.

Des agents en première ligne de la crise sociale

Car au-delà de la fiscalité, les agents de la DGFiP sont devenus, bien malgré eux, des interlocuteurs de la crise sociale.

Ils doivent :

  • expliquer des situations fiscales de plus en plus complexes
  • accompagner des contribuables en difficulté financière
  • gérer des tensions accrues dans l’accueil

Et tout cela, avec :

  • des effectifs insuffisants
  • une pression constante sur les résultats
  • des outils trop souvent défaillants

Toujours plus de sollicitations, dans un climat de plus en plus tendu.

Une souffrance au travail qui s’aggrave

Dans ce contexte, la souffrance au travail ne peut que s’intensifier.

Fatigue, stress, surcharge mentale, perte de sens…

Les agents absorbent non seulement la charge de travail, mais aussi la pression sociale qui traverse la société.

La campagne IR devient alors un point de bascule :

  • accumulation de tensions
  • multiplication des situations difficiles
  • épuisement professionnel

Et pourtant, le service continue de fonctionner.

Un engagement qui ne doit pas masquer la réalité

Les agents tiennent.

Par conscience professionnelle.

Par attachement au service public.

Mais cet engagement ne peut pas être la seule réponse aux difficultés structurelles.

On ne peut pas demander aux agents d’absorber, seuls, les conséquences des crises successives.

Remettre l’humain au cœur des priorités

Pour la CFTC DGFiP, il est urgent de tirer les conséquences de cette situation.

Dans un contexte économique et social dégradé, il faut :

  • renforcer les effectifs, a fortiori en période de campagne
  • adapter les organisations de travail aux réalités du terrain
  • mieux protéger les agents face aux tensions avec le public
  • déployer une véritable politique de prévention des risques psychosociaux

Reconnaître enfin le travail réel

La campagne IR montre chaque année une chose essentielle : les agents sont le socle du service public fiscal.

Dans une période où la société est sous tension, leur rôle est encore plus crucial.

Il est temps que cette réalité soit reconnue, concrètement.

La CFTC DGFiP restera pleinement mobilisée pour défendre les agents, leurs conditions de travail et un service public accessible, humain et à la hauteur des enjeux actuels.